Le charbon actif est un matériau poreux doté de propriétés adsorbantes.
L’adsorption (à ne pas confondre avec l’absorption) est un phénomène par lequel une surface attire et capture des molécules qui adhèrent à cette surface par une liaison chimique. Plus la surface de contact est grande, plus l’efficacité d’adsorption est élevée à masse égale.
L’absorption, en revanche, implique que la matière absorbée se diffuse à l’intérieur de la masse absorbante.
La capacité d’adsorption du charbon actif dépend donc de la taille et de la surface interne de la myriade de canaux, pores et poches où les substances gazeuses ou dissoutes présentes dans l’eau forment des liaisons physiques et y adhèrent.
Pourquoi parle-t-on de charbon actif ?
Pour augmenter la surface poreuse, le charbon est activé afin d’atteindre une surface d’adsorption comprise entre 500 et 2500 mètres carrés par gramme
L’activation s’effectue par choc thermique avec un flux d’air ou avec des agents chimiques qui sont ensuite rincés. Cette dernière technique d’activation est celle qui génère des charbons avec une porosité plus élevée.
Certains filtres à charbon actif d’origine végétale portent la mention « lavé à l’acide » (acid wash). Il s’agit d’un traitement supplémentaire visant à éliminer les cendres de combustion et les matières organiques éventuellement présentes.
Que retient le charbon actif ?
Les filtres à eau sont principalement composés de charbon actif sous différentes formes, granulaire, en poudre ou solide (Carbon Block) : leur surface poreuse est capable de capturer les différents composés organiques polluants présents. En particulier, le charbon actif adsorbe le chlore utilisé pour la désinfection, neutralise également les mauvaises odeurs et améliore le goût de l’eau.
Il existe bien sûr différents types de charbon, avec des capacités et une efficacité variables, qui agissent sur les pesticides, les PFAS et les composés organiques et halogénés contenant des métaux lourds tels que le plomb.

La littérature scientifique ne suffit pas pour vanter l’efficacité d’un filtre à charbon actif, il faut un test qui démontre sa capacité de filtration réelle.
Les filtres Waterpro éliminent le chlore et réduisent les PFAS-PFOA, comment pouvons-nous l’affirmer ? C’est simple, nous avons chargé le TUV de tester les performances de nos filtres pendant la durée indiquée sur la plaque signalétique. Volume total en litres et débit en litres par minute (le temps de contact est important)
Pour le chlore, aucun problème : l’élimination totale est assurée bien au-delà des données indiquées, tandis que pour les PFAS et les PFOA, nous avons une courbe qui part de valeurs élevées supérieures à 90 % et se stabilise autour de 50 % en fin de vie. Nous pouvons donc indiquer sur nos étiquettes que nos filtres éliminent le chlore libre et réduisent considérablement les PFAS et les PFOA, ainsi que le plomb et d’autres métaux.
Comment agit l’argent ionique dans le charbon actif ?
Du nitrate d’argent, qui a un pouvoir bactériostatique, peut être ajouté au charbon actif : l’argent est en effet un agent naturel qui inhibe la prolifération bactérienne à l’intérieur du filtre lui-même, empêchant ainsi la formation d’algues et de moisissures. Lorsque le charbon est compacté dans une structure très dense, il oblige chaque molécule d’eau à passer à travers ses pores microscopiques. L’argent combat les microbes de trois manières :
- en interrompant le métabolisme cellulaire,
- en inhibant les processus de transport dans la membrane
- en empêchant la multiplication des cellules.
Ce mécanisme d’action de l’argent réduit considérablement le risque de formation de biofilm en aval du filtre et jusqu’à la buse de distribution.






